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TEXTES PRIMÉS – ÉDITION 2013

JEREMY AOUIZÉRATS CHARPENTIER

(ÉCOLE MAIMONIDE – 3e CYCLE PRIMAIRE)

L’intimidation nous concerne tous

Bonjour à tous. Mon nom est Jeremy Aouizérats-Charpentier, élève de 6eme année. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet très chaud : « L’intimidation ». Nous savons tous que c’est un grand fléau dans nos écoles, que c’est mal et qu’il n’existe aucune bonne raison pour blesser ou faire du mal à une autre personne. Les comportements d’intimidation sont illégaux et peuvent entraîner de lourdes conséquences et même l’arrestation.

Pour contrer ce problème, il faut d’abord identifier l’intimidateur. Pour ce faire, si nous sommes témoin ou victime d’une scène d’intimidation, nous devons rompre le silence et ne pas hésiter à en parler à nos parents, nos professeurs, les surveillants, les intervenants et la direction de l’école. Surtout, nous devons insister auprès de nos parents pour qu’ils en parlent aux responsables de l’école et aux parents de l’agresseur. Ces derniers pourront donc arrêter l’intimidateur. Comprendre les raisons de ses gestes et surtout lui faire comprendre la gravité et les conséquences de son comportement. Ils pourront prendre les mesures nécessaires pour aider l’agresseur, le soigner si nécessaire et combler ses besoins. La victime retrouvera enfin le sourire.

Il est aussi important que des ateliers d’information dans les écoles aient lieu pour sensibiliser et éduquer les élèves et les parents sur le sujet. Ces ateliers d’information pourront permettre de donner les moyens aux parents et à l’entourage des enfants de reconnaître les symptômes d’un enfant intimidé ou intimidateur.

Aussi, je propose qu’une fois par semaine, durant le cours d’éthique et culture, que les enfants puissent avoir du temps pour inscrire sur une feuille leurs sentiments, soucis ou commentaires sur des choses vécues à l’école durant la semaine. Cette feuille serait lue seulement par le professeur. Il pourrait ainsi être alerté sur des comportements d’intimidation ou des choses à améliorer. On pourrait aussi faire des mises en scène et situation où chacun pourrait jouer à tour de rôle l’intimidateur, l’intimidé et le témoin. Ceci permettrait à chacun de se mettre dans la peau de la victime et aussi de reconnaître et de mieux comprendre les comportements d’intimidation.

Pour conclure, il n’y a aucun prétexte ou bonne raison pour intimider et blesser une personne. Les séquelles pour la victime et les conséquences pour l’agresseur sont très graves. La seule manière d’arrêter l’intimidation est de s’unir pour rompre le silence. Je vous remercie de votre attention.

 

SARAH DINARZO 

(THORDALE ELEMENTARY SCHOOL – PRIMARY 3rd CYLCLE)

How to Prevent Bullying

Bullying is a big problem everywhere. Bullies might not realize it, but it is. Most of the bullying for kids my age happens at school. The purpose of this essay is to suggest ways to prevent bullying through group sessions with teachers or social workers, as well as discussions with parents.

We have good and bad in all of us, but I don’t think bullies really want to do what they do. They just don’t know how to interact and communicate with others about things that they themselves are going through, so they act out over things and people that they feel they can control or intimidate. This is why I believe group sessions with teachers or social workers would help prevent bullying.

Another reason why kids often bully is because kids often imitate what they see going on around them, especially at home. This is why I think the most important way to help prevent bullying is for parents to be more aware of how their actions affect their kids and how they will behave around and towards others.

I feel that, kids usually have an easier time opening up and talking about their problems, when they are part of a group and feel that they belong. They quickly realize that the reasons why they feel they need to be a bully are not unique to them. This should help them open up to teachers and discuss what is bothering them.

I believe parents have the biggest role to play to help prevent bullying. If they demonstrate kindness and positive attitudes to their children, they will do the same with others, even when their parents aren’t present.

In conclusion, I hope my essay has clarified my ideas for helping to prevent bullying. Talking in a group and opening up about your problems will help prevent kids from acting like bullies in the future. Parents must also take responsibility and be aware that their actions greatly affect their children’s behavior. The main goal is to prevent kids from becoming bullies in the first place and I believe the best place to start is at home.

ARIANE SÉGUIN

(COLLÉGE SAINT-LOUIS DE LACHINE– 1eR CYCLE SECONDAIRE)

Les 3P

Saviez-vous qu’un adolescent sur trois subit de l’intimidation à l’école? Je croirais bien que si, car vous êtes à la recherche d’une solution efficace pour régler ce problème! Je vous propose, en cette occasion, une méthode originale : la méthode des 3P.

Les 3P
Mon idée consisterait en un plan à long terme, qui aiderait les gens qui sont les personnages principaux d’une scène d’intimidation, soit les victimes, les harceleurs, leur entourage (amis et famille) et les témoins. Ce plan préviendrait et aiderait les personnes dans cette situation. Ce plan serait divisé en trois étapes pendant lesquelles les catégories de personnes ci-dessus seront visées. Les trois étapes sont Le Pré, le Pendant et le Post harcèlement.

1-Le Pré : Prévention
Une personne formée viendra parler aux élèves de l’intimidation. Elle parlera aussi des «effets secondaires» de l’intimidation sur la victime et sur le harceleur, mais cet atelier visera beaucoup les témoins. Cette personne ressource leur apprendra qu’il est bien de parler de ce qu’on voit, de ne pas être un témoin silencieux. Ce responsable ira aussi parler aux parents et au corps enseignant des effets secondaires ce qui permettra à ces derniers d’être plus aptes à détecter ce genre de situation.

2-Le Pendant
L’étape du Pendant est faite pour la victime et le harceleur. À ce point, nous savons que la victime fait face à de l’intimidation. Un intervenant aiderait et supporterait la victime, l’intervenant pouvant être un parent, un ami, le psychoéducateur de l’école, un membre du personnel, etc. Cette personne serait là pour supporter la victime et la guider. Puis, une autre intervention serait prise avec le harceleur qui devra expliquer son acte et y remédier. Comment ? En réparant son méfait. Là, le psychoéducateur pourrait lui montrer la voie à suivre. Par exemple, faire rencontrer la victime au harceleur et provoquer un échange sur ce que les deux ont ressenti.

3-Le Post
L’intimidation est finie. Il reste souvent des plaies, alors les intervenants s’assurent que l’ancienne victime se porte bien, qu’elle ne tombe pas dans la grande spirale de la dépression.

Nous pouvons ainsi conclure que l’intimidation est un problème grandissant dans la société, qui prend beaucoup de place dans nos vies, dans nos écoles et qu’il est temps de l’arrêter pour de bon en adoptant la méthode des 3P.



SAMANTHA LEVY

(THE STUDY – SECONDARY, 1st CYCLE)

The Destruction of Humans in Action:Bullying

Imagine hearing the same derogatory words everyday: idiot, ugly, stupid. After a while, even the strongest of shells starts to crack. Whether one is being bullied physically or emotionally does not matter; both lead to the same things: loss of self-confidence, self-hatred and depression. When the effects of bullying are left to fester, they scar a person more terribly than any visible burn, or even more horribly, takes their life. There are many facets to ending victimization, though there is not perfect “one size fits all” solution. As is true for most predicaments, we must ultimately get to the source of the problem and not just treat the outcome. Therefore in the case of bullying we must solve the dilemma of the bullies themselves.

To sensitize parents and children to the emotional horrors of intimidation, the government should offer a yearly anti-bullying conference for every educational establishment, with materials sent home to parents. Most parents will then communicate what they know to their children, and so the children will come to recognize how terrible bullying is and strive to stop it. Though parent-child communication is ideal, it does not always happen, and so the government must also require anti-bullying oriented activities during school, so as to teach students ways to deal with victimization as well as the emotional effects they might not have a chance to discuss with family. We therefore minimize the chance of children becoming bullies later, because we will communicate to them from a young age what terrible feelings and actions derive from being bullied.

Not all learning is communicated orally. People also learn from others, as, for example, from their parents and teachers. If such ways of thinking and acting are also taught in school, it is almost certain these children will start to behave as they are taught. For example, in some parts of the world, parents and teachers teach children to hate human beings of other cultures or religions. Instead of treating the outcome of this way of thought, such as the death of human beings, we must solve the issue at its source and avoid the teaching of hate to these children. The same principle can be applied to bullying. To stop the cycle of tormenting at the source, a peaceful environment to grow and learn in must be supplied for young people, as well as a non-biased and nonviolent education so that would-be bullies cannot flourish.

In addition to providing a peaceful and equality-oriented education, anti-bullying workshops dedicated towards sensitizing would-be bullies to the horrors of victimization and teaching techniques for coping with persecution are essential. The ultimate solution to bullying is educating the source of the problem and teaching them right from wrong, before it is too late and more lives are lost. Humans need a strong foundation of courage, self-confidence and education to live in harmony.



ADÈLE FOGLIA 

(COLLÈGE DE MONTRÉAL – 2e CYCLE SECONDAIRE)

« C’est la marge qui tient la page »1

La vie est faite d’oppression, on le voit partout, dans toutes les sphères de la société. Que ce soit dans la nature, dans les médias ou même à la cour de justice, il y aura toujours un plus fort qui profitera du plus faible. Même chose à l’école, c’est comme une petite société. Cependant, comment pourrait-on contrer ce fléau qui, d’années en années, fait de plus en plus de victimes? Croire qu’on peut la contrer me semble une utopie. C’est une idée qui se range du même côté que celle de l’égalité absolue. C’est un rêve. Au mieux, nous pouvons la prévenir. Mais comment? En éduquant parents et enfants, en promouvant la tolérance et en agissant rapidement en milieu scolaire.

Avant tout, la différence, c’est un enfant gros ou laid ou pauvre ou gai ou timide. C’est inévitable l’altérité, et ça peut devenir cruel. Les différences deviennent des étiquettes lourdes à porter quand un intimidateur vient à les exploiter. C’est déjà difficile pour une personne de constater qu’elle ne rentre pas dans le même cadre, faut-il de plus la faire souffrir? La meilleure façon pour moi de changer les mentalités, c’est de passer par l’éducation. Il existe déjà des campagnes de sensibilisation de grande envergure, mais pour moi le milieu scolaire, étant l’endroit de tous les dangers, est à cibler en priorité et ce, dès le primaire. Voilà pourquoi je suggère que les écoles imposent à tous les élèves des ateliers obligatoires consistant à développer l’ouverture d’esprit. Des ateliers sous forme de théâtre, d’écriture ou de visionnement de films permettraient de connecter avec des auteurs et artistes qui ont osé la différence. Nous serions amenés à porter une réflexion sur nos actes et à développer notre vision du monde de manière plus complexe et moins uniforme. Au primaire, j’ai grandi dans un milieu scolaire alternatif. Tout au long de ces sept ans, j’ai côtoyé plein d’enfants différents de moi. Un de mes copains se déguisait parfois en femme. Jamais il ne s’est senti rejeté, car nous avions cette liberté de pouvoir s’exprimer tel que nous le sentions. C’est un cadeau immense que nous a offert cette école.

Aussi, il faut agir promptement et efficacement devant des cas d’intimidation pour éviter des conséquences graves comme le suicide. Agir efficacement, c’est agir en dénonçant quand on est témoin d’un cas d’abus, de la part d’un élève sur un autre sans craindre le pire. Pourquoi l’option d’aller parler à un adulte est tant redoutée? Peut-être que les jeunes ne se sentent pas écoutés et considérés pas les autorités. Le fameux : « Ignorez-les et ils arrêteront » est simpliste parce qu’il n’apporte aucune solution à long terme. Dans les derniers mois, on a eu l’exemple de plusieurs cas où les victimes ont dû changer d’école, de quartier ou de ville pour essayer de recommencer leur vie à zéro, en vain. Les intimidateurs, eux, ont-ils trouvé une autre victime? Agir efficacement c’est donc de mettre en place dans l’école, une équipe ressource qui prend au sérieux ces cas. Une ressource qui met en place des moyens pour que la victime, l’intimidateur, les parents et la direction de l’école travaillent ensemble pour changer la situation. Bien encadrer l’intimidateur est primordial, parce que c’est lui la source du problème.

Ainsi, sans arriver à faire disparaître l’intimidation, je crois tout de même qu’en mettant sur pied des activités imposées d’ouverture dans les écoles et en posant des mesures plus strictes en terme de suivi, on pourrait prévenir le pire et je suis persuadée que l’intimidation dans nos écoles diminuerait. Parce que « pour qu’un enfant grandisse, ça prend tout un village »2.

1 Citation de Jean-Luc Godard. Site Internet : Romain Faup-Pelot (Citation de Jean-Luc Godard), date de mise à jour inconnue, consultée le 13 Janvier 2013. http://faup-romain-paysage.over-blog.com/article-25306537.htm.
Livre : Bergala, Alain. Godard par Godard. Les Cahiers du

2 Proverbe Africain Anonyme. Site Internet : Auteur inconnu, Evene.fr, Proverbes Africains, date de mise à jour inconnue. Consultée le 13 janvier 2013. http://evene.lefigaro.fr/citation/enfant-grandisse-faut-tout-village-50836.php

AMANDA NICOL
(THE STUDY – SECONDARY, 2nd CYCLE)

It is Better

Swishhh. The subway car sped past me as I stood on the platform, a gust blowing my hair in a flurry. I can smell the musty air as if it was yesterday. To my left, a group of teenage boys walked past a homeless man. “Spare some change?” he inquired in a dejected tone. The teenagers look at him in a disgusted manner. Suddenly, one of the boys spat on the ground in front of the man. “Here you go” he replied. All of the boys burst out laughing. From a few meters away, I watched in horror, wishing that my mom would let go of my hand so I could go hug the man. I felt hopeless as I watched an adult being bullied for the first time. I realized at that moment that bullying must be present at every stage in life.

Telling children “it gets better” is a lie and an excuse for not dealing directly with the issue at hand. To eradicate bullying at every stage in life, we must start with the adults of the future – the children. There are two key groups of people in the intimidation equation that are rarely recognized, but must be trained. They are the bystanders and the adults. In order to get rid of this epidemic, we must create change now.

In the vast majority of cases, bullies enjoy having an audience. According to HHD Inc., bystanders are present in about 88% of bullying situations. If spectators are indifferent or encourage the bully, he or she feels empowered and ridicules the victim further and further. However, according to Wendy Craig (York University) and Debra Pepler (Queen’s University) bullying ceases in 10 seconds or less in more than half the cases when a bystander intervenes. Imagine: that could lead to 57% less fear, 57% less suicides, and 57% more happiness among potential victims. Bystanders have the choice to instigate, participate, encourage or inactively agree while witnessing intimidation. In order for this to be a successful strategy, bystanders must learn how to react when they witness these horrible acts. In order to accomplish this task, the governments of each province can implement mandatory “training sessions” with certified specialists into the senior, elementary and pre-school core curriculums. Potential witnesses of bullying should be taught three useful skills. These are to recognize intimidation, to learn how to be affirmative and to know when to seek help. Bystanders have the power to make all of the difference in bullying situations by either contributing to the solution or the issue.

The role of teachers and parents is often ignored when it comes to bullying. However, they must be educated about their role in this situation. Firstly, adults must be open to discussions with children. Parents should be urged to talk to their children daily about their life at school, while teachers should make sure that students are aware that they are there for support. Moreover, adults set the example for children who surround them. This task can be as simple as adults treating their cohorts with respect. Finally, it should be mandatory that specialists be brought into schools to educate adults about becoming a supportive force. Parent meetings should be held at schools and while principles ought to held bi-weekly meetings for teachers and staff.

In conclusion, preventative measures must be taken at the earliest stage in life in order to prevent children from receiving the “it gets better” speech. Every child should feel that “it is better.” In order to achieve this goal, measures must be taken in schools to educate children about being useful bystanders and adults must be instructed about their roles as well. Had the teenage bullies I observed so long ago been educated about the consequences of their behaviour, they may have left that unfortunate man in peace even if the desire to harass him had still been present. The ancient Greeks recognized that it is not our intentions that are significant, but our actions. Let us teach one another how to act, how to address and how to respect each other. If this problem is to be solved, we must take action now.