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22 août 2017
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- Le mot du bâtonnier
- Figures de Maître - Me Richard W. Pound : L’honnêteté sans compromis
- Journée du Barreau
- Avis/Rappel - Cour du Québec : Listes communes de jurisprudence
- Activités internationales: du nouveau sur la Vigie
- Conférence International Commercial Arbitration: Is it Cheaper and Better?
- Séance de négociation commerciale en direct

- Table ronde sur la justice participative - 10e édition
- Webinaire Copyright – Canada and the United States: Top 10 Differences

- Égalité en emploi, un défi pour les personnes immigrantes
- À noter à l'agenda - Tourisme académique en Haïti et congrès de la CIB
- Parlons éthique
- Juri Course

- Formation Département légal Leadership 2.0



English version also available, click here


Comme je l’ai mentionné lors de l’Assemblée générale annuelle, en mai dernier, j’ai choisi d’utiliser la chronique « Mot du bâtonnier » pour informer nos membres des progrès réalisés par le Conseil dans son objectif de bâtir le Barreau de demain, un Barreau qui se veut généreux et inclusif pour toute la confrérie, un Barreau riche de la diversité qu’offre aujourd’hui le Grand Montréal.

Depuis près de 100 ans — précisément depuis 1922 — les membres du Barreau ont adopté une tradition d’alternance selon laquelle le bâtonnier élu est anglophone (ou non-francophone) une année sur trois. Cette tradition d’alternance a très bien fonctionné depuis.

Je dois avouer qu’il y a quatre ans, avant de siéger au Conseil du Barreau de Montréal, je ne connaissais pas cette tradition. Pas plus que je ne savais que 4 des 13 postes au sein du Conseil du Barreau de Montréal étaient réservés à des non-francophones afin de refléter la réalité montréalaise, une réalité qui diffère des autres sections du Barreau par son importante communauté multiculturelle.

J’ai été informé que les bâtonniers pouvaient, dans un texte majoritairement français, glisser quelques phrases ou paragraphes en anglais pour les membres qui seraient plus à l’aise dans cette langue. Au cours des dernières années, les bâtonniers ont plus ou moins suivi cette coutume, à leur gré. Pour ma part, j’avais choisi de m’adresser aux membres dans une proportion approximative de 2/3 en français et 1/3 en anglais.

En aucun temps, je n’ai voulu me soustraire à la Loi ou provoquer un débat sur la question linguistique. Cela dit, en réponse à la demande d’un confrère et aux commentaires reçus depuis, le Conseil s’est réuni et, après avoir examiné les faits et nos traditions, il a été décidé que le « Mot du bâtonnier » sera dorénavant diffusé en français, avec une version anglaise disponible en ligne. En effet, bien que nous étions à l’aise avec la façon de faire, vu l’ordre du jour important que nous nous imposons pour accomplir un mandat que nous voulons très positif, nous avons choisi de mettre fin à cette controverse pour consacrer nos énergies à l’atteinte de nos objectifs.

Vous me permettrez d’ajouter que pendant 9 ans, j’ai œuvré comme membre du conseil d’administration de CBC/Radio-Canada où je me faisais un ardent défendeur à la fois des intérêts des francophones hors Québec et de ceux des anglophones québécois. Dans ce contexte, ce qui m’attriste de cette controverse, c’est l’image négative qu’elle véhicule. Les gens qui me connaissent savent que mon vœu le plus cher est de rassembler les gens, certainement pas de les diviser. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi de tenir mon mandat sous le thème de l’inclusion. Je tiens d’ailleurs à mentionner que j’ai beaucoup apprécié les nombreux témoignages reçus dans les derniers jours.

Convaincu qu’une saine gouvernance passe par la transparence, j’ai l’intention d’utiliser régulièrement le « Mot du bâtonnier » pour tenir les membres informés des activités réalisées à leur intention par le Barreau de Montréal.

En terminant et sur une note plus joyeuse, je vous invite à prendre connaissance de l’article ci-après relatif à Me Richard Pound, récipiendaire de la Médaille du Barreau de Montréal. Cet éminent confrère, par une carrière impressionnante au service de la communauté, illustre bien ce qui nous rend si fiers d’appartenir à la profession. Je vous invite à venir le féliciter, en personne, lors de la Journée du Barreau du 7 septembre prochain.

Cordialement,

BRIAN R. MITCHELL, bâtonnier


Par cette chronique, le Barreau de Montréal souhaite mettre en lumière des avocats inspirants, auteurs de réalisations exceptionnelles et qui, à travers leurs actions, contribuent à faire rayonner la profession. Vous connaissez une Figure de Maître? N’hésitez pas à soumettre sa candidature.

Me Richard W. Pound : L’honnêteté sans compromis

Par Mélanie Dugré, avocate


Le 7 septembre prochain, lors de la cérémonie de la Journée du Barreau, Me Richard W. Pound recevra la Médaille du Barreau de Montréal pour souligner sa contribution exceptionnelle à la cause de la Justice.

Arrivé à Montréal en 1957 après de nombreux déménagements reliés à la carrière d’ingénieur de son père, Richard Pound entreprend ses études à l’Université McGill où, fort de son passage à Ocean Falls en Colombie-Britannique — village de 3 000 âmes ceinturé d’eau qui, par crainte de noyades, enseigne la natation à tous les enfants — il poursuit ses exploits en natation au sein de l’équipe universitaire. Il participe également aux Jeux panaméricains en 1959 et aux Jeux du Commonwealth en 1962, où il remporte quatre médailles, dont une d’or. En 1960, c’est aux Jeux olympiques de Rome que ses performances le conduisent. Les yeux de Richard s’illuminent à l’évocation du souvenir de la descente de l’avion vers la ville, Colisée et Vatican se profilant à l’horizon. Grisé par son expérience olympique et ses deux finales en natation, il se promet d’investir temps et efforts pour permettre aux athlètes de la relève de vivre à leur tour l’expérience olympique.

Le nageur d’élite termine ses études, d’abord en comptabilité, puis en droit. Licence du Barreau en poche, il entame une pratique en droit fiscal et se joint, en 1972, à l’équipe de Stikeman Elliott. Les années sont fastes et le droit fiscal est en pleine mouvance, particulièrement depuis le dépôt du rapport de la Commission Carter en 1966. Richard Pound raconte son plaisir à plaider devant les cours de l’impôt et le constant défi de rendre la position qu’il défend suffisamment attrayante pour susciter l’approbation du tribunal. Celui qui enseigne également le droit fiscal crée un événement fort attendu avec sa Pound’s Tax Cases Notes, une revue périodique annuelle dans laquelle, tel un critique de cinéma, il alloue des étoiles aux différents jugements rendus dans l’année.

En 1968, à sa grande surprise, il se voit offrir le poste de secrétaire du Comité olympique canadien. Le défi est de taille, mais grâce aux efforts déployés par Richard et l’ensemble du Comité, Montréal est confirmée ville hôte des Jeux de 1976.

De secrétaire, il devient président du Comité olympique canadien puis accède, en 1978, au Comité international olympique. Il devient ainsi, à 36 ans, le plus jeune membre de cet important comité. Il siégera pendant 18 ans au comité exécutif du CIO, une expérience qui, en plus de lui faire vivre de grands moments d’émotion, stimule sa faculté d’adaptation en le sortant de ses zones de confort.

En 1983, Juan Antonio Samaranch, président du CIO, lui demande de négocier les conditions de la diffusion télévisuelle des épreuves olympiques, ce qu’il fera avec brio pour les Jeux de Calgary jusqu’à ceux de Pékin en 2008. Fort de cette réussite, il sera nommé président du comité marketing du CIO, un domaine qui, comme les droits télévisuels, lui est totalement inconnu. L’avocat chevronné accepte volontiers ces missions et reconnaît aujourd’hui que sa pratique en droit fiscal et son habitude à composer avec le changement l’ont grandement aidé à réaliser les mandats variés que lui a confiés le CIO.

Évidemment, on ne peut parler de Richard Pound sans évoquer le travail colossal accompli en matière de lutte contre le dopage dans le sport. Son premier contact avec le dopage a lieu à Séoul en 1988. Alors que son rôle devait se limiter à la vente des droits de télévision et du marketing, Richard se retrouve en pleine gestion de crise lorsque la nouvelle du test positif de Ben Johnson éclate. Pris entre l’arbre et l’écorce, il a la lourde tâche de participer à la décision de disqualifier Ben Johnson. Bien que l’onde de choc soit brutale, Richard Pound nourrit l’espoir qu’elle soit porteuse d’un message collectif. Malheureusement, avec le scandale Festina qui éclate 10 ans plus tard au Tour de France, force lui est de constater que le message n’a pas passé. C’est de cette époque sombre — il est désormais impossible d’avoir la certitude que les pays et fédérations ne soutiennent que des athlètes propres — que nait l’idée d’une agence antidopage internationale indépendante sur laquelle aucun actionnaire n’aurait de contrôle.

Un comité de travail est mis sur pied en 1999 et M. Samaranch demande à son homme de confiance d’assumer « temporairement » la présidence de cette nouvelle entité qu’est l’Agence mondiale antidopage. Richard y restera neuf ans et jouera un rôle de premier plan dans les décisions stratégiques et les orientations de l’Agence. La courbe d’apprentissage est, encore une fois, assez abrupte, alors que 50 % des disciplines sportives des Jeux olympiques d’été ne permettent pas le dépistage de substances dopantes hors compétition. Chaque fédération sportive de chaque pays ayant une liste distincte de substances interdites ainsi qu’une variété de sanctions, la tâche d’uniformiser le tout est titanesque. Pourtant, la mission est accomplie avec l’adoption du Code mondial antidopage qui entre en vigueur juste à temps pour les Jeux olympiques d’Athènes, en 2004.

Richard Pound parle avec passion de la croisade contre le dopage, convaincu que l’argent et les efforts investis contribuent à sensibiliser la population à ce problème et mènent à une certaine forme d’indignation collective devant la tricherie. Malgré de nombreuses victoires, la guerre à ce fléau ne sera jamais vraiment terminée puisque de nouvelles formes de dopage apparaissent, fruits de la créativité de tricheurs trop souvent commandités par des gouvernements. C’est d’ailleurs avec une pointe d’amertume que Richard évoque une « occasion ratée » lors du scandale des Jeux de Rio impliquant le gouvernement russe.

Les deux passions de Richard Pound, le sport et le droit, lui ont enseigné une leçon commune : l’importance de la règle de droit. Les règles, qu’elles soient en matière fiscale ou dans l’univers du sport, ont leur raison d’être. La tricherie et le mensonge, s’ils peuvent sembler payants à court terme, entrainent avec eux le risque d’une réputation ternie. Le respect des règles doit donc être une valeur fondamentale, une valeur que Richard Pound défendra toujours vigoureusement en ajoutant, avec la sagesse de l’expérience, que :“Somebody, somewhere, always knows …

 

 

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